Invitation à l'échange et au partage autour du Jardin en équilibre:  recettes, idées, sorties ...

 

en route vers de nouveaux

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Septembre 2019 ...un vent frais souffle sur notre page

Que de choses se sont passées depuis mon dernier billet...en 2016 !

 

Allez, un petit récap rapide :

 

2017 Petit coup de vent en Février qui ont fait s'arracher les bâches des tunnels, remontage avec la famille.bel été, bon hiver. Démarrage du marché Bio de Bordeaux Caudéran le samedi matin. 

 

 2018   On se disait que l'année démarrait bien, pas de tempête de vent, joli printemps...jusqu'à l'épisode de grêle pour la fête des mères ( fin mai) qui a ratatiné nos récoltes et accessoirement notre moral ! On a fait face, on a mis les bouchées doubles et on a repensé notre activité...

Sacha, notre deuxième enfant est arrivé en fin Novembre, joie intense de la vie à quatre qui efface tous les petits tracas...

 

Nous sommes en Octobre 2019, l'année s'est bien déroulée les cultures sont au rendez-vous... pour le moment, si le ciel ne nous tombe pas sur la tête, si  le temps se maintient, que les ragondins et les mulots nous laisse un peu tranquille..."bref nous sommes devenus super prudents en pronostic !!         

        

Nous pensons avoir trouvé un certain équilibre grâce à nos amap et au marché, autant dans notre mode de production que dans les contacts humains que les deux nous procurent.

  Nous avons démarré par exemple depuis 1 an un partenariat avec un restaurant bordelais et cette année, nous avons produit des cornichons pour une productrice de produits lacto-fermentés ... On vous en dira un peu plus ultérieurement !

 

 

 

un peu de douceur...
un peu de douceur...

Le choix de l'agriculture paysanne

Ecologiquement sain, socialement équitable, économiquement viable

Les principes fondateurs de l'agriculture paysanne

 

Principe n° 1 : répartir les volumes de production afin de permettre au plus grand nombre d'accéder au métier et d'en vivre.

Principe n° 2 : être solidaire des paysans des autres régions d'Europe et du monde.

Principe n° 3 : respecter la nature.

Principe n° 4 : valoriser les ressources abondantes et économiser les ressources rares.

Principe n° 5 : rechercher la transparence dans les actes d'achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles.

Principe n° 6 : assurer la bonne qualité gustative et sanitaire des produits.

Principe n° 7 : viser le maximum d'autonomie dans le fonctionnement des exploitations.

Principe n° 8 : rechercher les partenariats avec d'autres acteurs du monde rural.

Principe n° 9 : maintenir la diversité des populations animales élevées et des variétés végétales cultivées.

Principe n° 10 : raisonner toujours à long terme et de manière globale.

 

 

Le choix de l'agriculture biologique

                    Ces principes fondateurs établis, il me parait incontournable de produire en bio.

 

                   " Raisonner à long terme et de manière globale" :

 

Quid des pesticides et molécules chimiques utilisées en agriculture conventionnelle, même raisonnée ? Nous savons aujourd'hui qu'elles continuent leurs courses vers les mers et les océans, portées par le ruissellement des eaux. Ces molécules ne se dégradent jamais complétement et provoquent des modifications inquiétantes sur la faune sauvage et sur nous être humain, au bout de la chaine alimentaire.

http://www.mdrgf.org/26pesticides.html

 

                  "Respecter les ressources rares" :

 

mener une reflexion sur la gestion de l'eau est primordiale en agriculture. On ne peut pas faire pousser des légumes sans eau, mais il ne s'agit pas non plus de gaspiller cette ressource...trouver le juste équilibre.

 

                   La certification, utile ou pas ?

 

J'ai choisi d'être contrôlé par Qualité France SAS FR bio 10. Il me semblait important que mes pratiques répondent entièrement au cahier des charges de l'agriculture biologique  et qu'elles soient contrôlées par un organisme indépendant.

http://www.qualite-france.com

Concernant le coût de cette certification, les 3 premières années sont prises en charges par le Conseil Régional d'Aquitaine.Ensuite, l'agriculteur paie la facture. L'argument du coût de la certification pour justifier qu'on ne certifie sa production n'est donc tout simplement pas valable.

Nous sommes dans une relation de confiance mais cela n'empêche pas un gage de qualité.

Par ailleurs, les personnes qui ne traitent que "si besoin" utilisent quand même, à un moment donné, des produits nocifs pour l'environnement. En bio, Il n'ya pas de demie- mesure : si un produit est reconnu dangereux, il est inutilisable.

Ce cahier des charges européen ne va pas assez loin, certes, mais il a l'avantage de définir une base.

Des labels vont plus loin dans leur démarche et propose des cahiers des charges plus strictes pour pallier aux brèches laissées aux bio "industriels"dans ce fameux réglement européen... mais jusqu'où va t' on aller ? Le producteur en bio va devoir soumettre sa production à combien de certificateurs et de marques pour justifer qu'il produit des aliments sains dans le respect des individus qui travaillent ?

Sans compter que tout cela devient incompréhensible pour le consommateur...la solution n'est elle pas de retrouver le lien direct entre le producteur et le consommateur ? Ce dernier est à même de constater la cohérence entre le discours et la pratique de son producteur. ( les chantiers amap sont là aussi pour ça)